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Epilepsie
Témoignage de la maman de Marie, souffrant d'épilepsie
Je suis Maman de la petite Marie âgée aujourd'hui de 8 ans. Marie est épileptique depuis l'age de 4 mois.
Epilepsie mal identifiée et pharmaco-résistante, nous avons galéré pendant ces 7 années. En février 2004, son état était très critique: elle faisait des crises qui lui créaient des souffrances cérébrales. (Marie était au CP à l'époque et il va de soi que l'apprentissage était difficile). Nous avons introduit à son traitement (Epitomax et Lamictal) le Taloxa. Là les choses se sont un peu améliorées pendant 2 à 3 mois. Puis, comme les autres médicaments, l'effet du Taloxa s'est "émoussé" et dès la rentrée, les crises ont repris à une cadence plus cadencée. Marie est passée du CE1 au CP.
A la Toussaint, nous avons vu son neurologue qui nous a bien expliqué que les ressources médicamenteuses étaient épuisées, il fallait penser à entreprendre des examens en vue d'une éventuelle chirurgie.
Dans un même temps, nous avons pratiqué pendant les vacances de la Toussaint une session Tomatis (Tomatis étant une thérapie par la musique avec filtration des fréquences dans les aigus). A partir du 20 novembre, les crises se sont espacées à 1 mois.
Depuis, nous avons pratiqué Tomatis en décembre, février et Pâques. L'espacement des crises a fait que Marie "revit", commence ses apprentissages d'une façon "normale".
Au jour d'aujourd'hui, Marie a intégré une CLIS (classe d'intégration spécialisée) où elle se trouve bien. Les crises sont toujours de la fréquence d'une par mois. Ces crises sont beaucoup moins fortes, souvent sans perte de conscience avec une respiration très rapide. Dans la vie de tous les jours, elle a fait beaucoup de progrès et a comblé beaucoup de lacunes.
Difficultés scolaires
Témoignages de parents ayant fait suivre une
cure d'Audio-Psycho-Phonologie à leur enfant
en difficulté scolaire.
Jean
Jean, un petit garçon de onze ans, plein de
vie, gentil, très facile à vivre et faisant
1'unanimité autour de lui, tant auprès
des enfants que des adultes, tant dans le monde familial
que dans les
mondes scolaire et sportif qu’il fréquente.
Facile à vivre ! Oui ! Mais peut-être un
peu trop! Jean assume toutes les situations avec le
sourire ou les accepte, répondant souvent aux
questions d'un “si tu veux”, faisant rarement
preuve d'initiative, donnant peu son avis même
pour ce qui le concerne directement. Il se laisse doucement
vivre et porter par son entourage qui le dirige, organise
pour lui et décide.
Et puis, des difficultés scolaires, des résultats
très moyens. Une intelligence normale pourtant,
et bien présente, qui se manifeste dans ses jeux
et son goût pour le dessin et la peinture.
Jean est malheureux, il fait des efforts démesurés
mais obtient de piètres résultats. L'école
est un lieu d'angoisse et de déplaisir. Toutefois,
ses deux dernières années à 1'école
élémentaire se passent mieux, ses enseignants
développant les capacités qu'il manifeste
en arts plastiques et en sport.
Et puis une maman... institutrice de surcroît!
Alors, j'essaie de comprendre, je décortique,
j'analyse, trop sûrement! Avec une conscience
exacerbée des situations, des échecs et
la peur... et la tristesse de voir un petit garçon
si épanoui et si gai pendant les vacances et
si triste et si replié sur lui-même pendant
les périodes scolaires.
Puis la volonté farouche d’aider Jean.
Une volonté familiale pour trouver un équilibre.
Nous faisons une première cure d’Audio-Psycho-Phonologie,
interrompue par un déménagement dont nous
espérons, à tort, qu’il pourra être
le déclencheur de la situation. Après
deux années en Provence, nous engageons de nouveau
les sessions, pleins d'espoir.
Jean le vit très bien, vient toujours avec plaisir.
Pendant les séances, il joue avec les autres
enfants, dessine et puis, pendant les dernières
séances, s’endort et rentre à la
maison plein de vie et de vitalité, disant lui-même
qu'il se sent bien et plein d’énergie.
Des changements s'opèrent dans la vie familiale,
il se heurte à son frère, son aîné
de trois ans, il parle enfin de lui, de ses souhaits,
il donne son avis, se fâche, s’oppose. Il
grandit. I1 prend sa place dans la constellation familiale.
De toutes ces manifestations, nous pouvons parler au
Centre et heureusement ! Bien qu’heureux, nous
avons besoin, en tant qu'adultes, d’être
rassurés, de trouver explications et encouragements.
Nous devons apprendre à relativiser et en cela,
il me semble que la session d'accompagnement pour les
parents nous aide.
Toutefois le doute, 1'angoisse de ne pas voir aboutir
nos efforts conjugués. A 1'école, les
résultats n'évoluent pas ou peu. Jean
est en CM2. Son passage en 6ème est préconisé
par le corps enseignant, dans une classe où sont
regroupés des enfants que 1’on dit plus
lents que les autres. Nous demandons une 6ème
“normale” qui est acceptée.
Et puis, le soleil ! Jean fait une rentrée époustouflante
en 6ème, s'assumant seul (emploi du temps, travail,
orientation dans le collège), préférant
même se rendre en cours avec ses amis plutôt
qu'en voiture avec maman ! I1 est équilibré,
sûr de lui et parle, raconte, vit...
Ses résultats : passé en 6ème
avec une moyenne de 8,5, à la mi-trimestre il
a 12 et à la fin de ce premier trimestre, 14,5.
I1 est heureux et nous aussi : maintenant il a confiance
en lui. La vie est devant lui.
Notre seul regret: pourquoi avons-nous attendu si longtemps?
Maman de Jean.
Marc
J'ai commencé à me poser des questions
quand mon fils, âgé aujourd'hui de 7 ans,
avait 2 ans. Je trouvais qu'il ne parlait pas comme
les enfants de son âge.
L'O.R.L. consulté m'a suggéré
de le faire opérer des végétations
qui, paraît-il, pouvaient le géner pour
son langage et, en même temps, il lui poserait
des drains dans les oreilles, ce qui permettrait au
conduit auditif d’être aéré.
Un an après, le langage ne s’était
absolument pas amélioré. I1 avait maintenant
trois ans et son langage correspondait à celui
d'un enfant de 18 mois à peine.
Les végétations ayant repoussé,
il a été réopéré
une seconde fois et de nouveaux drains ont été
replacés, toujours pour aérer le conduit
auditif.
A quatre ans, aucune amélioration au point de
vue langage. Le pédiatre m’a donc conseillé
de le faire opérer des amygdales, ce qui fut
fait.
Les audiogrammes passés chez 1'O.R.L, tous les
deux mois étaient absolument “parfaits”,
mais mon fils ne parlait toujours pas normalement.
Etant très inquiète, j'ai donc fait faire
des examens très approfondis dans un centre médical
marseillais, car je commençais à me demander
s'il n'avait pas un problème de naissance.
Les conclusions de tous les examens effectués
furent: “Marc n'entend pas les sons aigus, les
sons des sifflantes : che - ze - se - fe - je.”
A la question posée : “Que puis-je faire
pour 1'aider ?”
“C'est comme ça. Avec trois ou quatre
années d’orthophonie, cela devrait s’arranger
!...”
Réponse tout à fait inacceptable quand
votre enfant doit rentrer en C. P un an après.
La chance a voulu que je lise un article sur le Professeur
Tomatis et nous voilà arrivés, Marc et
moi au Centre.
En octobre 1991, nous commençons la session
pour le langage. C'est tout d'abord le comportement
de Marc qui change de jour en jour: il va vers les autres,
ce qu'il ne faisait jamais, il a envie de faire des
choses seul, il est totalement différent avec
nous et son entourage. Au mois de mai 1992, un mois
après la fin de la session, tout le langage sort.
C’est pour nous formidable.
Au mois de janvier 1993, Marc ayant des difficultés
importantes dans 1'apprentissage de la lecture, nous
revenons au Centre. Plusieurs sessions d’une semaine
sont accomplies. Depuis la nouvelle rentrée scolaire,
le déclic de la lecture est amorcé.
Avec toute ma gratitude et toute ma sympathie.
Maman de Marc.
Luc
'Nous sommes arrivés au Centre sur le conseil
d'un médecin homéopathe. Luc, âgé
de 10 ans, était un enfant extrêmement
timide et angoissé, pleurant notamment la nuit
à la seule idée d'entrer en 6ème
1'année suivante.
Nous avons suivi la cure ensemble et Luc a très
bien accepté cette thérapie pas du tout
traumatisante. A la fin de la première cure,
il avait retrouvé un rythme de sommeil normal
et semblait beaucoup plus gai et détendu. Peu
à peu, il a pris de plus en plus d’assurance
et de confiance en lui. Il est entré en 6ème
cette année, avec ni plus ni moins d'angoisse
que les autres enfants et s’assume très
bien au niveau du collège, des transports scolaires,
etc.... Il a toujours été assez bon élève
mais avait de grosses difficultés en orthographe
et ses notes se sont considérablement améliorées
après la cure.
Pour ma part, j'ai aussi tiré un grand bénéfice
de cette cure. J'avais beaucoup de mal à me remettre
d’un deuil douloureux et cela m’a beaucoup
aidée à surmonter mes propres angoisses
et à trouver un peu de sérénité.
Nous remercions toute l’équipe du Centre
qui a su nous écouter et nous aider et a surtout
permis à notre Luc de “grandir” et
de s'épanouir. Et même s'il est toujours
un petit peu timide aujourd’hui, il semble ravi
d’évoluer dans ce nouvel univers de “grands”
et d'affirmer son indépendance. Il a vraiment
beaucoup grandi et semble tellement mieux “dans
sa peau”.
Maman de Luc.
Pierre
“Notre enfant avait des difficultés d'apprentissage,
de gros retards scolaires, une dysorthographie, une
dyslexie, de grosses difficultés d’attention,
de concentration et de mémorisation.
Nous nous inquiétions beaucoup pour son avenir.
Depuis le C.P, les instituteurs nous disaient : “On
le fait passer en classe supérieure, mais il
a de grosses difficultés et lacunes".
Pour son passage en 6ème, il avait déjà
deux années de retard.
Nous avons fait une cure d’Audio-Psycho-Phonologie
en 1991. Dans les deux mois qui ont suivi, Pierre s'est
métamorphosé, il se tenait bien droit,
il avait envie de communiquer, il était bien
“dans sa peau”. Il a rattrapé petit
à petit tout son retard.
Aujourd'hui, notre enfant est en 3ème en cycle
normal, il désire rentrer dans une école
hôtelière et veut passer son Bac Prof.
Entre-temps, deux autres de nos enfants avaient des
difficultés semblables à l’aîné.
Ils ont suivi eux aussi une cure d’Audio-Psycho-Phonologie
et le résultat sur eux est aussi fabuleux que
pour notre aîné.
C’est avec grand plaisir que nous témoignons.
Nous souhaitons tellement que les parents puissent venir
en aide à leurs enfants qui sont en difficulté.
Maman de Pierre.
Tendances autistiques
Témoignages de parents ayant fait suivre une
cure d'Audio-Psycho-Phonologie à leur enfant
présentant des tendances autistiques.
Bertie
“Bertie, 6 ans, intelligent, hyper-actif, tendances
autistiques, comportement social: agressif, bouscule,
donne des coups de pied et mord. Je ne pouvais pas laisser
Bertie jouer avec d’autres enfants de peur qu’il
fasse mal à quelqu’un.
Depuis qu’il a fini ses trois sessions à
la clinique de Lewes, il a très envie de communiquer,
il se comporte correctement et peut maintenant se présenter
aux autres, tenir une conversation et jouer sans faire
mal aux autres. Maintenant il comprend ce qu’on
lui dit et agit en conséquence. Il souffre encore
d’anxiété et d’insécurité
mais il se montre sociable et peut aller partout sans
trop de problèmes. Il peut manger au restaurant,
prendre les transports en commun, se faire des amis
facilement, et a demandé maintenant un chiot
pour être son ami et compagnon. Je pense que nous
devrions lui en acheter un, vous ne trouvez pas?
Merci à tous à Lewes, Dieu vous bénisse.
Debbie Connelly 20/4/99
Version originale :
“Bertie, 6yrs old, bright, hyper-active, autistic
tendencies, social behavior - aggressive!, would push,
kick & bite. I could not leave Bertie to play with
others for fear of him hurting someone. Having had his
three individual sessions at the Tomatis Clinic in Lewes,
he has become really keen to socialize, he is well mannered
and can now introduce himself to others, have a sensible
conversation and play without hurting others. He now
understands what he is being told and acts on that understanding.
He still suffers from anxiety and insecurity but he
can socialize and go anywhere without too many problems.
He can eat in a restaurant, travel on public transport,
make friends easily and is now asking for a puppy to
be his constant friend and companion. - I think we should
get him one, don’t you.??
Thank you everyone at Lewes, God Bless”
Harry, 5 ans
A l’âge de 2 ans ½ , Harry passa
un bilan au Centre de Développement de l’Enfant
de Birmingham. Les résultats établirent
qu’il y avait une forme de retard, mais sans diagnostic
précis.
L’éducation à la maternelle fut
sans succès, Harry n’avait pas les capacités
de communication appropriées pour s’adapter
et retenir les informations. Harry avait un temps de
concentration très bref, il vivait avec sa routine
et avait beaucoup de mal à accepter les changements,
et son comportement à l’âge de 3
ans ½ m’inquiétait énormément.
Le retard de sa motricité fine rendait difficile
l’apprentissage du contrôle du crayon. A
l’âge de 4 ans, Harry était diagnostiqué
comme ayant le syndrome d’Asperger (forme d’autisme).
A cet âge-là, Harry avait l’habitude
de continuellement cligner des yeux et de baver. Pour
communiquer, Harry montrait du doigt, faisait des gestes
ou mimait. Son contact visuel était pauvre et
il faisait des crises de colère tous les jours.
Harry était aussi agressif envers sa petite soeur
ou bien ignorait sa présence, même lorsqu’elle
essayait avec détermination de jouer avec lui.
Harry avait de grandes difficultés de communication
et de socialisation, c’était un petit garçon
solitaire qui préférait jouer tout seul
plutôt que de se joindre aux autres.
Lorsque j’ai entendu parler des travaux du Dr
Tomatis j’avais des doutes mais j’ai pensé
que je devais laisser Harry avoir une chance et que
cela ne pouvait pas lui faire de mal. Harry avait alors
5 ans ½ .
Il fit son bilan en février 1999 et commença
en avril. Les deux premières semaines de séances
furent très relaxantes pour nous deux, même
si Harry finit ses 15 jours très actif, comme
s’il avait découvert une partie de lui-même
qui avait été endormie. Il voulait participer
à tout ce qui se passait autour de lui, il parlait
spontanément. Harry pouvait maintenant montrer
qu’il était capable de comprendre des instructions
données verbalement alors qu’auparavant
je n’étais jamais sûre qu’il
ait compris.
Harry commença même à engager des
conversations et à poser des questions comme
“pourquoi?”. L’école remarqua
qu’il pouvait mieux se concentrer et il intégrait
constament des mots nouveaux à son vocabulaire.
Harry a maintenant terminé sa quatrième
session au Centre de Lewes, il n’arrête
plus de parler et de jouer, soit tout seul soit avec
sa soeur.
Il a changé d’école en septembre
et a réussi à bien s’intégrer
dans une classe de 35 élèves sans aucune
difficulté, ce qui est incroyable pour Harry.
Sur le plan scolaire, il est en retard, mais tout semble
indiquer qu’il finira par y arriver.
Je ne sais pas comment serait Harry maintenant s’il
n’avait pas bénéficié de
la cure d’Audio-Psycho-Phonologie. Ce que je sais,
c’est que la vie aurait été bien
plus difficile pour toute la famille sans Tomatis.
Le petit garçon solitaire qui avait commencé
le traitement en avril 1999 s’est transformé
en un petit garçon joueur, heureux et affectueux.
(Ce témoignage a été publié
dans “The Autism File”, avril 2000, qui
est une revue anglaise spécialisée sur
l’autisme.)
Olivier
Olivier avait cinq ans lorsque ses parents l’amenèrent en consultation. Il présentait tous les signes de l’enfant autiste tout en demeurant très affectif avec ses parents. Pendant l’entretien, Olivier ne tenait pas en place dans le bureau qu’il explorait avec énergie.
Jusqu’à 16 mois, Oliver s’était bien épanoui comme tous les petits garçons de son âge. La grossesse et l’accouchement s’étaient par ailleurs déroulés normalement.
Mais tout bascula à la suite d’un vaccin, le ROR (Rougeole-Oreillon-Rubéole). Dans les jours qui suivirent, Olivier souffrit d’une forte fièvre et se mit à crier d’une voix perçante inhabituelle. Il refusa alors toute alimentation pour ne se nourrir que de lait. Deux mois plus tard, Oliver ne parlait plus, fuyait le contact visuel, était devenu hyperactif, faisant des colères à la moindre frustration et était devenu terriblement sensible aux bruits. Enfin, son rythme de sommeil s’était totalement déréglé, dormant une moyenne de 2 ou 3 heures par nuit en obligeant ses parents à prendre des « tours de garde ». Avec les années, Olivier se mit à moins pleurer et à remanger certains aliments mais les progrès se firent très lents.
Une première session Tomatis de 15 jours fut décidée et mise en place rapidement. Comme la plupart des parents d’enfants hyperactifs, les parents d’Olivier furent très surpris de voir leur fils accepter un casque sur les oreilles pendant deux heures par jour dans une pièce avec d’autres enfants.
Pendant cette session, Olivier se mit à mieux dormir et devint plus calme. Il était devenu plus joyeux et communiquait plus, verbalement mais aussi par le regard. Il dit « tu » pour la première fois.
Un mois après, Olivier revint pour une session d’une semaine. Les progrès avaient bien avancé pendant ce temps d’intégration et avaient été spécialement flagrants pendant un séjour en Espagne au bord de la mer. Pour la première fois, les vacances avaient été de « vraies » vacances pour la famille. En effet, Olivier s’était bien adapté aux changements et s’était bien comporté dans les restaurants et autres lieux publics. A l’école, il commença à se joindre aux autres enfants de sa classe. L’utilisation du pronom personnel « tu » était désormais acquise.
Pendant cette session, Olivier se mit à dormir 8 heures d’affilée et ses problèmes de constipation s’améliorèrent nettement.
La démarche fut complétée par une troisième session deux mois plus tard. Olivier avait bien changé. Il tolérait maintenant les bruits comme celui de l’aspirateur ou les cris des enfants à la piscine et dans la cour de récréation. Il communiquait toujours plus, prenant même la tête de ses proches dans ses mains pour se faire écouter. Il commençait à poser des questions et à utiliser « je » à la place de « Olivier » pour parler de lui.
Six mois plus tard, un entretien avec ses parents confirma la dynamique de réouverture sur le monde qui s’opérait chez Olivier. Son langage était toujours en progrès, de même que sa concentration pour les livres, l’écriture, le coloriage ou la télévision. Il se montrait plus confiant et se joignait même aux autres enfants de sa classe pour les activités sportives.
Les séances psychosensorielles Tomatis ont permis à Olivier de mieux se protéger des sons et l’ont grandement désangoissé, ce qui lui a permis de pouvoir se remettre à l’écoute et en devenir.
Syndrome de Ménière
Témoignage d’une personne ayant
entrepris une cure
d’Audio-PsychoPhonologie pour traiter son vertige
de Ménière
“Voici comment le Ménière
a changé ma vie :
J’avais toujours eu une vie très active,
faisant les choses que la plupart des gens font et cela
jusqu’en janvier 1995.
Une nuit, je me suis réveillée à
4 heures avec la tête qui tournait et réussis
à me rendormir. Lorsque je me suis réveillée
le matin, j’ai eu l’impression que la pièce
tournait, j’avais très mal au coeur et
j’avais du mal à me lever. J’ai pensé
avoir un virus. Ma tête tournait beaucoup dès
que je me mettais debout ou assise, ou même en
levant la tête pour boire, et cela pendant les
sept jours qui ont suivi.
Je vis mon docteur qui me dit que j’avais une
infection de l’oreille moyenne et que cela passerait
en 10 ou 14 jours. Après une semaine, je revis
le docteur qui me prescrivit du Stematil pour mes nausées
mais cela ne me soulgea pas vraiment.
Avec le temps, mes bras étaient devenus tout
tremblants, comme si j’avais soulevé des
haltères. Mes yeux étaient alors très
sensibles à la lumière du jour et je me
sentais peu sûre de mon équilibre. Je ne
marchais plus droit et j’avais l’impression
de tomber en arrière lorsque j’étais
debout immobile.
Je revis le docteur qui changea le Stematil contre
du Serc. Je ne pouvais plus voyager ni en bus, ni en
voiture, l’image dans les rétroviseurs,
le passage de rond-points ou le fait de doubler une
voiture me faisait tourner la tête. Même
chose lorsque je me levais d’une chaise ou regardais
la réflexion de la lumière sur un verre,
un couteau ou une fourchette. Il me semblait impossible
de trouver le bon endroit où m’asseoir.
Même en hiver, je devais mettre tout le temps
des lunettes de soleil tant mes yeux étaient
devenus sensibles à la lumière.
A la fin du mois de mai, je vis un spécialiste
O.R.L. qui était persuadé que je n’avais
pas d’infection des oreilles, que mon équilibre
était bon ainsi que mes yeux, mais que j’avais
de l’arthrose dans le dos qui causait une gêne
des mouvements dans le dos et le cou.
Une fois au lit, je devais me mettre sur le côté
et rester totalement sans bouger pendant au moins 15
secondes pour que ma tête arrête de tourner,
le moindre mouvement de mes pieds ou de mon mari redéclenchait
le vertige. J’avais aussi des bruits dans la tête,
comme si une voiture ou une moto traversait la pièce.
Je perdis 8 kg en 4 semaines.
Je vis un troisième O.R.L. qui diagnostiqua
un déséquilibre de l’oreille interne
et me dit qu’il n’y avait pas de traitement
et que je devais apprendre à vivre avec.
Cet état continua pendant deux ans et demi.
Puis j’entendis à la radio parler du problème
de vertige par quelqu’un du Centre de l’Ecoute
à Lewes. J’y pensais pendant deux jours,
et après une mauvaise attaque de vertige, je
décidai de prendre rendez-vous, sans trop savoir
comment je pourrais supporter 3 heures et demie de voyage.
J’ai eu ma première consultation en avril
1996 et suivi mes 15 premiers jours de traitement en
juin 1996. Après les premiers 8 jours, j’ai
réussi à marcher pendant une heure et
demie avec mon mari, mes enfants et petits-enfants en
plein soleil (alors que normalement j’arrivais
à marcher 15 minutes en finissant épuisée).
A la plage, je pu me baisser pour ramasser des galets
sans vertige. C’était un sentiment merveilleux.
Même si je me sentais encore bien malade à
la fin des 15 jours, mes douleurs au dos avaient aussi
disparu.
Un mois après, je fis ma deuxième session
de 8 jours cette fois. Après ce traitement, il
y avait des jours où je me sentais bien mieux,
pouvant me baisser et faire les choses plus facilement.
J’allais mieux après la session suivante,
bien que j’avais encore des vertiges, les nausées
avaient disparu et l’appétit était
revenu, je reprenais du poids.
Six mois après, je revins pour une autre session
qui m’aida beaucoup. J’avais plus de “bons”
jours que de “mauvais”. J’avais arrêté
de porter des lunettes de soleil et je pouvais bien
regarder la télévision.
En Juin 1997, je revins pour une session et les progrès
me permirent de pouvoir prendre le bus, à condition
de ne pas bouger ou parler.
Dans les mois qui suivirent, j’ai continué
de progresser. Je peux maintenant être dans un
bus et tenir une conversation. Voyager en voiture n’est
plus un problème. Je suis allée plusieurs
fois en vacances, sans lunettes de soleil, même
en été. J’ai encore occasionnellement
la tête qui tourne pendant quelques minutes et
puis cela passe sans problème.
Je me sens guérie à 90% et encore
en train de progresser.”
Lettre adressée à l’association
anglaise pour les personnes souffrant du Vertige de
Ménière (Ménière Society)
par une patiente ayant suivi une cure d’Audio-Psycho-Phonologie
Il y a 18 mois, le monde s’est écroulé
pour moi lorsque les tests ont diagnostiqué que
j’avais un vertige de Ménière. Je
venais juste de finir une formation de 5 ans, pour commencer
un autre travail dans l’éducation, quand
je me suis écroulée devant 30 élèves
ébahis.
Pendant les trois mois qui suivirent, j’ai eu
plus de quarante crises sévères de vertige
qui duraient entre 7 et 21 heures. Il m’était
impossible de sortir seule. Moi qui étais une
personne très active et impliquée dans
mon travail, je devins une personne très dépressive.
C’est par hasard qu’une personne éloignée
de ma famille apprit ce qui m’était arrivé.
Elle me donna les coordonnées du Centre de l’Ecoute
de Lewes où elle avait elle-même suivi
un traitement qui avait changé sa vie après
avoir été bloquée chez elle pendant
des années à cause du Ménière.
Le Centre de l’Ecoute utilise la technique du
Dr Tomatis qui rééduque les oreilles avec
des sons filtrés.
J’ai eu mon premier traitement en février
de l’an dernier. Le voyage depuis Norfolk jusqu’au
Centre fût une torture, d’une façon
que seuls ceux qui ont expérimenté le
Ménière peuvent comprendre! Mon mari m’a
presque portée au Centre mais, depuis ce jour,
je n’ai jamais eu à regarder en arrière
et mes progrès m’ont permis de faire un
voyage de 3000 km en Europe cet été.
Après trois mois de traitement, j’ai pu
reprendre mon travail à temps complet d’enseignante
dans une école pour enfants avec des difficultés
d’apprentissage et de comportement et ce malgré
les lourdes responsabilités et le stress.
J’ai le sentiment d’avoir retrouvé
ma vie. J’ai perdu 40% de mon audition dans une
oreille et j’ai un accouphène que je supporte.
Je crois aussi que mes séances régulières
d’accuponcture m’aident à maintenir
mes progrès.
Mon médecin est très intéressé
par mes progrès et j’ai récemment
donner l’adresse du Centre de l’Ecoute à
une autre personne qui souffrait d’attaques soudaines
et violentes de Ménière depuis trois ans:
après le traitement, elle a pu reprendre son
travail qu’elle avait dû quitter.
Le 17.02.2001
Edna Rooke
Chanteurs et musiciens
Témoignage d’une chanteuse
d’opéra
Interview avec madame A., 39 ans, chanteuse professionnelle
d’opéra. Madame A. termina ses sessions
au printemps 1999, au centre de l’écoute
de Lewes, Angleterre.
Comment avez-vous entendu parler des travaux
du Professeur Tomatis?
“Je suis toujours curieuse de découvrir
des moyens nouveaux pour développer ma voix,
au point de vue vocal et personnel. C’était
une nouvelle expérience qui me fut recommandée
par mon ostéopathe de Londres.”
Quel était votre demande lorsque vous
avez consulté le centre de l’écoute?
“Dans le registre aigu de ma voix, je me sentais
“déconnectée”, et c’était
aussi une zone de ma voix que je n’entendais par
réellement. Je n’avais pas de véritable
sensation physique. Je n’avais pas d’autres
problèmes mais j’étais toujours
anxieuse dans ce registre parce que parfois les notes
étaient bonnes et parfois elles ne l’étaient
pas. Les notes juste en dessous avaient aussi une “couleur”
légèrement différente, en raison
du manque de connection corporelle.”
“L’autre difficulté était
que j’avais un peu le trac sur scène. C’était
frustrant pour moi de ne pas me sentir totalement libérée
pendant les représentations afin de pouvoir m’exprimer
d’une façon plus créative.
Madame A. a fait une première
session de 15 jours, 2 heures par jour, puis une session
de 8 jours après un pause de 3 semaines.
Pendant les premiers 15 jours, madame A. se sentit
fatiguée et dormit plus profondément.
Elle ressentit quelques douleurs au niveau des épaules
pendant environ deux semaines (ce qui est attribué
à la correction de sa posture par les sessions).
“Au début je trouvais l’exercice
de lecture à haute voix fatigant et il m’était
difficile de me maintenir droite. Maintenant c’est
bien mieux”.
Quels ont été les progrès
que vous avez fait?
“Maintenant ma voix a plus de résonance
dans mon corps, je peux la sentir dans la poitrine quand
je chante et même quand je parle. Elle vibre plus.
Plusieurs personnes l’ont remarqué aussi.
Ma voix est plus intégrée dans le corps.
C’est une merveilleuse sensation. Mon problème
avec les notes aigues a disparu. Je les entends avec
plus de précision et je suis bien plus relaxée
pour les chanter n’ayant plus de stress.”
“Je suis plus consciente de la connection entre
le larynx et la colonne vertébrale. Cela est
essentiel pour la voix! Je suis maintenant capable de
garder une bonne verticalité posturale. Je sens
les vibrations dans la colonne vertébrale en
chantant. Essentiellement dans le haut de la colonne
et les côtes, mais pas encore jusqu’en bas.
On pourrait dire que cette technique vous détend
et vous relâche de façon à permettre
aux os de vibrer mieux.
C’est très agréable d’avoir
une meilleure sensation de son corps en chantant, cela
donne plus de confiance.”
“Avant j’écoutais trop avec mon
oreille gauche. A cause de cela, il m’arrivait
de penser à ma façon de chanter pendant
les représentations: cela m’empêchait
d’être totalement présente sur scène.
Je ne savais pas comment faire face à ce problème.
Maintenant, j’utilise plus mon oreille droite,
je perçois mieux ma voix et demeure mieux dans
l’instant présent.”
“Cela a aussi amélioré ma capacité
à intégrer les langues étrangères.
J’ai eu un concert en Allemagne, et je n’ai
jamais eu autant de facilités à parler
l’allemand.”
“J’ai encore plus de plaisir à chanter.
Cela me fait sourire. J’entends tant de fréquences
aigues mais aussi venant de l’orchestre. Ce n’est
pas que je ne les entendais pas avant mais je n’en
étais pas aussi consciente.
D’autre part, j’avais l’habitude d’être
fatiguée après un concert, maintenant
je me sens rechargée en énergie.”
Depression
Le cas de Pierre, dépressif et coléreux
Pierre a tout juste 50 ans lorsqu’il vient consulter au centre, il a entendu une émission radio sur les travaux du Dr. Tomatis et l’aspect « mécanique » de la thérapie a touché son esprit rationnel. Il est vrai qu’il sort de 6 années de psychanalyse qui ont été un échec pour lui.
Marié, père de deux garçons, dont l’aîné de 20 ans est dyslexique comme lui et aussi sous anti-dépresseur, Pierre s’est toujours senti étranger à lui-même, avec l’impression d’être coupé d’une partie de sa personne. Dans la vie, Pierre arrive à communiquer, mais de façon superficielle, en maintenant une « façade ». Ce qu’il craint le plus profondément, ce sont les situations relationnelles intimes, profondes : il dit en avoir une réelle phobie. Il a appris à vivre avec un sentiment dépressif et un niveau d’anxiété constant. Sa colère intérieure est intense et gâche sa vie familiale : l’atmosphère est tendue à la maison… Toute cette problématique psychologique se cristallise dans un cortège de symptômes physiques : insomnies, fatigue, maux de dos, problèmes de sinus, asthme, douleurs d’estomac, manque de concentration.
Son test d’écoute présente de fortes distorsions qui traduisent tout ce mal-être. Sans surprise, l’anamnèse, qui relate les grandes lignes de son histoire, témoigne d’une enfance difficile avec l’expérience, vécue comme un abandon, d’avoir été placé pendant plusieurs semaines dans une institution à l’âge de 3 ans.
Ce que Pierre exprime dans sa demande, c’est de pouvoir « lâcher prise », de pouvoir faire confiance et de trouver sa voie. De plus, il vit actuellement un tournant de sa vie. En effet, après avoir toujours été son propre patron dans diverses activités, il finit maintenant des études pour devenir travailleur social.
L’analyse de ses blessures émotionnelles en lien avec les fermetures de son oreille expliquant ses difficultés d’écoute et de communication le convainc. C’est donc très motivé que Pierre entreprend sa démarche.
Pendant les 15 premiers jours de traitement, son sommeil est devenu bien plus profond mais aussi avec une intense activité onirique : ces rêves lui permettent de « digérer » les émotions qui remontent à la conscience. Son appétit augmente avec une faiblesse pour le sucré, besoin de réconfort affectif. Là encore, les fonctions neurovégétatives expriment les changements en cours. Ses tensions dans le dos sont moindres. Pendant les séances de 2 heures, Pierre dessine beaucoup, il vide beaucoup de colère sur le papier rempli de rouge et de noir.
Des changements de comportement se mettent en place parallèlement. Pierre dit ne plus avoir cette compulsion à tout contrôler, à tout diriger chez lui. Il dit se surprendre à relativiser des situations qui habituellement généraient de la colère, des réactions qui le rendaient malheureux.
Parallèlement aux séances, il lui est conseillé de s’entraîner à lire à voix haute tous les jours pour faire travailler sa mémoire et pour continuer à stimuler ses oreilles. Il est aussi encouragé à tendre l’oreille droite pour écouter les autres.
Un mois plus tard, Pierre suit une deuxième session d’une semaine, toujours 2 heures par jour. Les progrès se consolident. Il se sent maintenant plus positif le matin après un sommeil plus récupérateur et continue. Pierre devient plus assertif, notamment pour dire « non », ce qui lui était extrêmement pénible et il commence à se fier à son intuition. Une prise de conscience importante se fait : il réalise qu’il aime s’occuper de la souffrance des gens, plus que des personnes elles-mêmes.
Une troisième session d’une semaine est faite un mois après. C’est toute une réconciliation avec lui-même et son passé qui s’est opérée. Pierre comprend mieux les raisons du comportement qu’il pouvait avoir dans son enfance. Il dit maintenant vivre au présent et pouvoir prendre son temps pour faire les choses. Il vient aussi de trouver son premier emploi en tant que travailleur social qu’il a choisit auprès des adultes et non des enfants comme il le souhaitait auparavant. En effet, Pierre a réalisé qu’il n’avait plus à « sauver l’enfant qu’il était » et il est capable de dire maintenant «Je m’aime plus ».
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