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L’Audio-Psycho-Phonologie à l’aide des difficultés scolaires à Toulouse

Plus de 60% des élèves sont en difficulté scolaire ! À l’entrée en sixième, un enfant sur deux ne sait pas lire correctement ! Pourtant, l’échec scolaire n’est pas une fatalité.
Pour le Professeur Alfred Tomatis, Docteur en médecine ORL et spécialiste des troubles de l’audition et du langage, “La quasi-totalité des enfants qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter correctement souffrent de troubles d’ordre auditif”.
 
 

Qu’entend-on par difficultés scolaires ?


Sous le terme de difficultés scolaires se retrouve la famille des “dys” : dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie, dysgraphie, et dont la plus connue et la plus courante est la dyslexie. Associés à ces troubles spécifiques sont presque systématiquement associés des troubles d’attention-concentration-mémoire. Enfin s’ajoutent bien souvent à ce tableau des problèmes émotionnels pouvant générer une perte de la motivation, de la confiance en soi, mais aussi des problèmes de comportement et de socialisation.
Quel est le lien avec les troubles d’ordre auditif ou, en d’autres termes, les troubles de l’écoute ?
À travers ses recherches, le Pr. Tomatis a mis en lumière le rôle fondamental de l’oreille dans le développement du langage parlé, mais aussi écrit.
L’origine du langage se trouve bien avant la naissance : à quatre mois et demi de vie intra-utérine, l’oreille est déjà fonctionnelle et l’enfant est à l’écoute de la voix maternelle. À la naissance, l’enfant passe d’une audition liquidienne à une audition aérienne. Pour ce faire, les muscles de l’oreille commencent un long et capital travail d’analyse et de compréhension de l’univers des sons.
Dans le brouhaha sonore, l’enfant va chercher à percevoir la voix de sa mère, premier contact vital à garder à tout prix. Les voix sont de plus en plus vite identifiées et il s’agit alors de “découper” le discours en phrases, puis en mots, en syllabes, et enfin en voyelles et consonnes. Cependant, comme l’a démontré le Pr Tomatis, une bonne audition n’est pas suffisante pour bien reproduire les sons. En effet, la plupart des difficultés de langage, parlé et écrit, ne sont pas liées à des problèmes d’audition mais à des problèmes d’écoute.
 

Mais alors, comment écoute-t-on ?

Pour écouter, les deux muscles de l’oreille (muscles du marteau et de l’étrier) doivent être mobilisés. Leur fonction : protéger le nerf auditif des sons trop forts et cibler les sons désirés, tout en éliminant les sons ambiants non visés.
L’oreille est un organe très actif et spécialisé, au même titre que les muscles des yeux qui s’ajustent en fonction de l’intensité lumineuse et de ce qui est visé.
 

Le bilan d’Écoute du Pr. Tomatis

Le Pr. Tomatis a élaboré un bilan d'écoute qui permet de mettre en évidence la présence et la nature de possibles distorsions d’écoute, telles que : difficultés d’analyse des sons (plus aigus ou plus graves), difficultés de localisation des sons, distorsions auditives, hypersensibilité auditive, trouble de latéralité auditive, etc.
Il est facile de comprendre combien ces distorsions de l’écoute vont avoir des conséquences sur les capacités d’apprentissage et de communication en général :
  • distorsions de perception des sons
  • difficultés de compréhension
  • difficultés de reproduction verbale (langage)
  • difficultés de décodage (lecture)
  • difficultés de restitution écrite (orthographe)
  • difficultés de concentration et de mémorisation
  • difficultés de communication
Cette approche des difficultés d’apprentissage est confirmée par le fait que le meilleur dépistage de la dyslexie se fait à l’aide de tests d’analyse des sons.
Par exemple, un enfant ayant une difficulté à bien différencier certains sons similaires, comme “s” et “ch” aura de fortes chances de reproduire cette confusion dans les processus de lecture et d’écriture.
Des difficultés d’écoute peuvent aussi relever d’un manque d’intégration corporelle, c’est-à-dire d’équilibre et de coordination. C’est l’organe vestibulaire (dans l’oreille interne) qui gère cette fonction en contrôlant chaque muscle du corps.
Un manque d’intégration corporelle se traduit souvent par des problèmes de latéralité, de gaucherie, de spatialisation ou de motricité.


L’Audio-Psycho-Phonologie à l’aide des enfants en échec scolaire

La rééducation de l’écoute consiste à faire travailler les muscles de l’oreille afin de corriger les distorsions. Cette stimulation se fait à l’aide de musique passant par un appareil électronique qui filtre les fréquences de telle sorte que les oreilles sont alternativement au “repos” ou au “travail”.
C’est donc une véritable gymnastique de l’oreille qui s’opère et qui apprend à l’oreille à écouter.
La musique de Mozart et les chants grégoriens ont été choisis pour leur effet dynamisant et relaxant. Un enregistrement de la voix maternelle est aussi parfois utilisé au cours du traitement.
Pratiquement, la plupart des cures d’Audio-Psycho-Phonologie consistent en une première période de 15 jours de séances, 2 heures par jour, suivie de deux périodes de 8 jours avec un temps d’intégration de 3 à 5 semaines entre chaque période de séances.
 

Les résultats sont là !

Les principes d’Audio-Psycho-Phonologie sont de plus en plus reconnus et appliqués à une échelle internationale.
Des statistiques obtenues à partir de 530 questionnaires envoyés par 30 centres du Réseau Tomatis européen montrent que 89.94% des parents ayant fait faire à leurs enfants une démarche d’Audio-Psycho-Phonologie l’ont jugée bénéfique.
Les progrès observés sont sur le plan de la concentration, de la mémoire, de la lecture, de l’orthographe, de l’écriture et de la motivation. L’intégration corporelle s’améliore et l’énergie est mieux canalisée. Enfin, l’enfant devient plus épanoui, plus confiant et plus autonome.