L'Audio-Psycho-Phonologie : Un nouvel espoir pour les enfants autistes

L’origine de l’autisme demeure encore très obscure malgré les nombreuses recherches dans ce domaine. Il est certain qu’il n’existe pas qu’une forme précise d’autisme, mais plutôt un syndrome autistique avec de multiples variantes, et enfin que son origine est liée à de nombreux facteurs d’ordre divers.

 

A la lumière de notre approche, une chose est claire et s’impose: l’enfant autiste n’écoute pas.

Le but de l’audio-psycho-phonologie est de développer ou de rétablir la communication lorsqu’elle a été coupée ou perturbée.

 

Selon les travaux du Dr Tomatis, l’oreille joue un rôle essentiel dans les processus de communication.

La fonction première de l’oreille est d’assurer une fonction de recharge d’énergie pour le cerveau, en le “bombardant” continuellement de stimulations sensorielles.

 

Deuxièmement, l’oreille, avec son appareil vestibulaire, contrôle l’équilibre, les mouvements, chaque muscle du corps sans exception.

 

Une bonne intégration vestibulaire est indispensable pour l’établissement d’une bonne image corporelle permettant une bonne perception de soi et du monde environnant.
Une stimulation du système vestibulaire est ainsi une étape nécessaire pour l’acquisition du langage qui demande d’avoir bien intégré son corps.

 

Enfin l’oreille sert à entendre mais surtout à écouter. Comme l’a mis en évidence le Dr Tomatis, entendre et écouter sont deux processus bien différents: l’enfant autiste entend parfaitement bien mais n’écoute pas.

 

Si l’audition est de l’ordre de la sensation passive, l’écoute est une perception active qui sous-entend qu’il y ait un désir de communication.

 

Laissons Dr Tomatis décrire l’enfant autiste :

 

“Refusant d'écouter, c’est-à-dire d'intégrer le langage, l'enfant vivra dans un univers sonore d'où la parole sera exclue. Situation particulièrement pénible, tout aussi éprouvante pour celui qui en est investi que pour la famille qui se trouve on ne peut plus démunie face à ce refus de toute communication.

 

Ainsi l'autiste vit intensément et paradoxalement dans un monde acoustico-sonore où toute sémantique est éliminée, inconnue. Bien qu'il puisse entendre une mouche voler, il n'est pas capable de percevoir son nom lorsqu'on le prononce à ses côtés. Tout se passe ici comme si un clivage s’était effectué entre le sentir et le percevoir. L'action passive, celle qui le laisse immergé de sons, subsiste parfois même de manière excessive, tandis que le dépassement vers la vigilance d’où émergera la conscience, ne se réalise pas.

 

Il y a donc, comme on le voit, un mécanisme absent. Qu'il ait été perdu ou qu'il soit non mature ou bien inexistant, le fait est là. Il n'y est pas.

 

De la sorte, les enfants autistes sont assaillis de multiples stimulations mais aucune d'entre elles n'entre dans une structuration catégorielle. Ils entendent mais n'écoutent pas. Ils ont des yeux mais ne regardent pas. Ils ont une bouche mais ne parlent pas.”

 

Sur le plan physiologique, l’écoute demande une mobilisation des deux muscles de l’oreille moyenne qui régulent la tension du tympan et des liquides de l’oreille interne.

 

Ces deux muscles ont pour rôle de protéger l’oreille des sons trop forts et de sélectionner les sons voulus, tout en se fermant aux sons non désirés. Les mêmes fonctions se retrouvent avec les muscles des yeux.dans les mécanismes de la vision.

 

L’audio-psycho-phonologie consiste à stimuler les muscles de l’oreille à l’aide d’un appareil électronique qui filtre les sons de telle sorte que l’oreille passe alternativement d’un mode de travail à un mode de repos.

 

Sur le plan émotionnel, l’utilisation de sons filtrés, petit à petit jusqu’à 8000Hz, et de la voix maternelle permet de faire revivre à l’enfant ce temps de vie intra-utérine où il était en communion avec sa mère.

 

Rappelons que la faculté d’écoute se caractérise par sa grande précocité, l’oreille étant fonctionnelle à 4 mois ½ de gestation.

 

Le Dr Tomatis n’hésitait pas à dire que “Le désir d’écouter est le désir le plus ontologique de l’être.” En d’autre terme ce désir est premier et moteur du développement général.

 

Les résultats sont là !

  • Généralement, dès les premiers 15 jours de stimulation, des progrès sont observés qui se consolident pendant les intervalles qui séparent les périodes de traitement.
  • Le taux d’anxiété diminue et le comportement s’harmonise: meilleur contrôle des émotions, moins d’obsessions et de ritualisations, meilleur sommeil et appétit.
  • L’enfant devient plus calme et épanoui.
  • Il devient plus réceptif à son environnement et petit à petit commence à plus communiquer, par le regard, la gestuelle et enfin par le langage pour certains.

 

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